La citoyenneté active se concrétise lorsque les voix des jeunes contribuent à la construction des politiques publiques. Dans cet esprit, des étudiants de l’Université Antonine (UA) ont joué un rôle actif lors du lancement du processus consultatif national pour la Stratégie nationale pour la jeunesse 2026–30, plusieurs participants ayant été élus par leurs pairs comme porte-paroles de leurs groupes de travail thématiques, avec pour mission de présenter les recommandations consolidées lors de la séance plénière.
Trente-cinq étudiants de l’UA ont pris part à cette journée de consultation qui s’est tenue le 12 février 2026 au Campus de Hadath de l’Université Libanaise, dans la salle de conférence Rafik Hariri. Cette session a marqué le lancement officiel de la série des réunions consultatives pour la jeunesse « Vers une stratégie nationale pour la jeunesse », organisée par le ministère de la Jeunesse et des Sports en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA). La cérémonie d’ouverture a réuni les allocutions de ministres et de représentants internationaux, soulignant l’importance capitale de la participation des jeunes dans l’élaboration des politiques nationales.
La consultation s’est articulée autour d’une méthodologie participative et ascendante. À la suite de la présentation du cadre provisoire par l’expert international Dr Souheil Marine, les participants ont été répartis en 10 groupes de travail thématiques couvrant les domaines clés de politiques publiques, parmi lesquels la jeunesse, la paix et la sécurité; les défis environnementaux et climatiques; la responsabilité numérique et l’intelligence artificielle; l’accès à l’éducation; l’employabilité et l’adéquation des compétences; la santé mentale et la prévention de l’abus de substances; la santé sexuelle et reproductive; ainsi que l’engagement avec la diaspora libanaise.
Au sein de ces groupes de travail, les étudiants de l’UA ont enrichi les discussions portant sur les mécanismes de mise en œuvre, les résultats mesurables et la coordination institutionnelle. Dans les débats relatifs à l’éducation et à l’emploi, ils ont soulevé des préoccupations concernant le décalage entre la formation académique et les exigences du marché du travail, proposant un renforcement de la collaboration université-industrie ainsi que des parcours de stages structurés. Dans les échanges consacrés à la citoyenneté numérique et à l’intelligence artificielle, les étudiants ont mis l’accent sur l’importance d’une sensibilisation réglementaire parallèlement à la formation en littératie numérique. Lors des sessions dédiées à la santé, ils ont insisté sur le besoin de consolider les systèmes de soutien en santé mentale et les stratégies préventives ciblant l’abus de substances.
À l’issue des délibérations, chaque groupe a élu un porte-parole chargé de présenter ses conclusions devant la ministre de la Jeunesse et des Sports, Dre Nora Bayrakdarian; la ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Dre Rima Karami; le ministre des Déplacés et ministre d’État chargé de la technologie et de l’intelligence artificielle, Dr Kamal Shehadi; ainsi que les représentants de l’UNICEF et de l’UNFPA. Plusieurs étudiants de l’UA se sont vu confier cette responsabilité, délivrant des synthèses organisées des recommandations de leurs groupes respectifs.
Cette consultation s’inscrit dans le cadre d’une initiative gouvernementale plus large ayant pour but d’impliquer directement les jeunes dans l’élaboration des politiques nationales. En participant à des délibérations formelles et en exposant des propositions au sein d’un cadre décisionnel, les étudiants de l’UA se sont engagés dans un exercice pratique de participation civique, en parfaite cohérence avec l’accent académique que l’Université place sur la pensée critique et l’engagement public. Leur implication dans ce dialogue national reflète la mission de l’UA de former des citoyens proactifs, capables de contribuer de manière responsable à la société.